Rapport de fin de Projet

Annoncée pour se faire du 17 au 18 septembre 2018 à Aboisso au sud est de la Côte d’Ivoire, la mission de rédaction du rapport d’achèvement du Projet d’appui au Secteur Agricole en Côte d’Ivoire (PSAC) à effectivement démarré ce lundi 17 septembre 2018 par des visites de sites proposés par l’APROMAC - FDH.

Les deux consultants du groupe de la banque mondiale, Jean Claude BALCET et Jeanne COULIBALY et la délégation composite qui les accompagnaient ont eu droit à trois visites. D’abord à Adaou, dans une usine, en suite à Assouba, sur une pépinière de bananiers ténue par une coopérative d’hévéaculteurs et en fin à Akréssi, dans une plantation et sur une pépinière d’hévéa. Usiniers et planteurs sont bénéficiaires indirects ou directs du PSAC.

La première visite les a conduit chez Sud Comoé Caoutchouc (SCC), une unité industrielle de transformation des fonds de tasses issus de l’activité d’exploitation des plantations d’hévéa. Cette usine dépend à 1OO% de la production des planteurs individuels disséminés dans les villages de la région, pour la simple raison que SCC n’a pas de plantation propre à elle, contrairement aux autres usines implantées dans le pays.

Le Directeur Général de SCC, Olivier MARTIN, dont la présentation des activités de l’entreprise, jugée bien élaborée et très inspirante par la délégation, a dit avoir été très appréciateur de l’exécution du projet PSAC quoique limitée dans un temps relativement court, car cela constituait un véritable espoir économique pour les planteurs et un réel motif de développement de l’activité industrielle dans la région.

Sur les deux hectares de pépinière de bananiers de la Coopérative des planteurs d’Hévéa du Sanwi (COOPHESA), bénéficiaire d’un système complet d’irrigation et de formations agricoles grâce au PSAC, la délégation a pu sentir l’engagement des hévéaculteurs à promouvoir la culture de la banane en association avec les hévéa, assorti du discours désormais vulgarisé sur la nécessité pour le planteur de toujours réserver un espace sur ses terres pour produire de quoi se nourrir.

Pour les animateurs de la COOPHESA, cette fin de projet est source de grand regret, du fait du goût d’inachevé qu’elle laisse. Car comme l’a exprimé Mme BAILLY, la directrice de la coopérative, le projet de production de plants de bananiers qui est une initiative nouvelle est encore embryonnaire au moment où le PSAC s’achève. Son souhait, a t-elle dit, aurait été que cet accompagnement soit allé jusqu’à produire ses fruits pour satisfaire ce besoin en produits vivriers si important dans la région du sud comoé et dans les autres zones de production du caoutchouc naturel.

À la dernière étape de la journée, ce sont des populations désillusionnées et désespérées que la délégation a retrouvé sur une parcelle d’hévéa admirablement bien entretenue et une pépinière d’hévéa propre et bien organisée. C’est à l’unisson qu’ils ont demandé la prolongation de l’appui dont ils ont bénéficié dans le cadre du PSAC.

 

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